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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 01:22

 

 

 

Tout est parti d’un petit article sur Drive ( oui, encore un !!) où il s’agissait de un faire bilan des trucs les plus dégueulasses vus au cinéma cette année. Cet article s’est transformé en gros google-fouinage compulsif de toutes les représentations de femmes aux commandes de véhicules motorisés.

 

 

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lol

 

 

La voiture a été commentée maintes et maintes fois pour évoquer l’asymétrie des rôles de genre, et notamment les rapports différenciés du corps au temps et à l’espace.

Dans son article Le Corps Construit (1989), Colette Guillaumin énumère les injonctions et les incitations qui depuis la naissance construisent le corps féminin comme une entité entravée, contenue, maîtrisée, dans son rapport au temps, à l’espace et aux autres corps.


« Les femmes restreignent sans cesse leur usage de l’espace, les hommes le maximisent ».

 

 Cette construction intensive et répétée, car jamais totalement achevée, intervient à tous les degrés de la vie sociale, dans les jeux, dans les exercices physiques, dans l’espace public, et  n’est pas sans effets sur la perception que l’on a de soi.

 

« La conscience individuelle, plus exactement la conscience propre d’un individu, celle de ses possibilités personnelles, de sa perception du monde, bref la conscience de sa propre vie, est déterminée par, et dépendante de, ces interventions physiques et mentales que pratique sa société. »

 

L’une des spécificités du corps construit masculin est l’utilisation d’intermédiaires à travers lesquels « la motricité, les muscles, déploient leur potentialité. » Ce sont, par exemple, les armes, et bien entendu les véhicules. Hommes et femmes utilisent tous deux la voiture, mais leur façon de l’utiliser n’est pas la même : les femmes en ont un usage quasi exclusivement utilitaire, sur de courtes distances, quand les hommes en ont un usage ludique voir sportif, et sur de plus longues distances.


 

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Penelope a PARFAITEMENT le droit de participer à la course...

...du moment qu'elle transforme son bolide en véritable machine de réassignation sexiste.

 

 

 

Dans Drive, le rapport du héros avec sa voiture est directement associé à cette maximisation quasi super héroïque de ses potentialités physiques. Sa fonction de driver lui confère de multiples privilèges spatio-temporels, comme celui de rouler un patin à sa promise « femme-enfant-fragile-palichonne » et d’atomiser la gueule à un type dans la même fraction de seconde et dans un même ascenseur – facilement l’un des pires trucs que j’ai vu en salle cette année.

Cette canalisation du corps des femmes, vouées à l’immobilité et à la retenue, fait partie d’un même processus de conditionnement  dont la finalité est le cassage de l’autonomie et de la prise en main de son propre corps.

 

« Restreindre son corps ou au contraire l’étendre, l’amplifier sont un rapport au monde en acte, une vision des choses agies. »

 

Le cinéma fait précisément partie de ces techniques qui donnent à voir autrement, et surtout, qui donnent à se voir autrement. Les films donnent à vivre des rapports corps/espace/temps puissamment autres : décuplés, découpés, étirés, démultipliés – plus vite, plus fort, plus loin. Si hommes et femmes font l’expérience spatiale et temporelle de leur corps d’une façon totalement asymétrique, leur expérience de spectateur de cinéma risque également de différer - notamment sur la question du plaisir, de ce qu’on aime regarder au cinéma, de ce qu’on trouve particulièrement fun à voir - pour le dire autrement, de ce qu'on va y déverser comme passion, et avec qu'elle intensité.  Je crois que c’est l’idée la plus mal comprise concernant mon article sur Drive (je m’en suis pris plein la gueule !). Premièrement ce sont des mecs hétéros qui m’ont tapé sur les doigts, genre qu’est ce que je suis pas allé inventer en plaquant du « gender studies » sur des films qui de toute façon flottent bien au-dessus de ça. Ah bon ? Déjà un film ça n’existe pas – pas tout seul : il s’agit toujours d’une expérience de visionnage, qui suppose un contexte, une réception, l’engagement d’une subjectivité dans un processus sémiotique – spectatorship (De Lauretis). Prendre en compte la place du spectateur dans et à travers le film, c’est aussi prendre en compte sa place de sujet dans l’histoire, dans des pratiques sociales données, place qui suppose des positionnements idéologiques hétérogènes, pour ne pas dire contradictoires (Claire Johnston, The Subject of Feminist Film Theory/Practice - 1980).

 

 

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On m'ôtera pas de l'idée que cette mode du derby a quand même autrement plus la classe que cette mode infecte du Burlesque.

 

 

 

On incombe le succès du roller derby en France au film de Drew Barrymore, alors que le succès (tardif !) de Bliss est d’abord corrélatif de la repolitisation récente des questions d’autonomie par les féministes. Bliss est un film qui participe à sa façon au desserrement de l’emprise patriarcale, et à la reprise en main par les femmes de leur propre corps dans ses potentialités : c’est le cinéma comme technologie de genre, pour reprendre la formulation de Teresa De Lauretis.

 

Cette compilation de « femmes aux volants » dans la pop culture procède donc de deux choses :

- du constat que des rôles comme celui de Carey Mulligan dans Drive sont profondément offensants et chiant sà regarder, qu’on a plus envie de voir ça, plus jamais.

- d’un hommage à Death Proof, film tellement qu’il est cool tellement qu’il orne ce blog ; film qui me procure un tel plaisir à chaque vision qu’il a bien fallut que j’interroge sur ce que ce plaisir avait d’important, par rapport aux autres, sur ce qu’il avait de politique aussi du coup, dans sa façon de proposer une expérience révolutionnaire – au sens « tout-faire-péter » du terme – de la violence, de la route, et du tressage orgasmique des deux.

 

Voila. Y'a gavé de liens à cliquer, je vous souhaite une bonne lecture.

 

 

 

 

 

 

 

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1. Les chauffardes hystériques

 

 

Les poubelles du net sont pleines de ces vidéos prises par des caméras de surveillance montrant des femmes incapables de faire un créneau (dans le meilleur des cas). Femme au volant, mort au tournant. Dans l’imaginaire collectif, la femme conductrice est une connasse parfaitement incapable de conduire un véhicule : un préjugé inégalitaire visant à casser stratégiquement la prise d’autonomie des femmes.

 

 

 

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Goudron + Plumes pour les femmes viriles et autonomes - l'humilation corrective made in Disney.

 

 

 

Les femmes conductrices portent une valeur excessivement négative chez Disney : associées à la clope, à la pollution, à la vulgarité et au surplus de maquillage, les inénarrables chauffardes que sont Cruella et Medusa sont des femmes indépendantes, qui ont du pouvoir, qui parlent fort, et qui vivent en marge de la norme hétérosexuelle du film. Ce pourquoi elles finissent châtiées. Medusa est par ailleurs flanquée d’un sous-fifre mou du cul et dévirilisé, Snoups, qui finira par la trahir (si ma mémoire est bonne). 

 

 

 

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"Une femme ivre faisant des embardées dangereuses vers le ravin"

 

 

 

Dans la comédie camp La Mort Vous Va Si Bien qui berça tout une génération d’enfants gays, Meryl Streep incarne une bourgeoise hystérique de Beverly Hills. Elle frôle l’accident de voiture en découvrant horrifiée son visage vieilli dans le rétroviseur. Son mari, qu’elle humilie, finira par planifier son assassinat maquillé en…accident de voiture. La dernière réplique du film provient de la tête parlante de Meryl Streep : « …Tu te souviens où on a garé la voiture ? ». La misogynie très pédé du film, héritée d'un Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? et d'un Mommie Dearest, tire son miel des clichés sexistes et met en scène les normes de genre dans leur plus totale bouffonnerie.

 

 

 

 

 

 

 

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2. Girl Power - Première vague : self-défense et rallye des gazelles

 

 

 

 

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Destiny's Child - Independent Women ; Britney Spears - Womanizer

Spice Girls - Spice Up Your Life ; Britney Spears - Stronger

 

 

 

 

Les Girl’s Band des 90’s finissant se sont logiquement emparé des bagnoles et autres véhicules comme activité empowering de groupe. Dans Spice Up Your Life, les Spice Girls conduisent un vaisseau spatial puis des planches anti-gravitationnelles, des activités associées à d’autres pratiques dites viriles, comme le DJing, la boxe ou les jeux vidéos. C’est un peu la même chose dans Independent Women, le single officiel de Charlie’s Angels, où la team à Beyonce s’adonne à la chute libre, au sport de combat et à la moto supersonique. Dans le clip de Question de Survie (2002), les L5 pètent un câble en niquant la vaisselle façon Caught Out There du pauvre, avant de partir en 4X4 avec les cop’s dans le désert saharien. Elles tombent en rade en plein désert et s’en suit un gag parfaitement potache sur la femme, la mécanique et leur incompatibilité génétique. Avec Stronger, My perogative et le sexy-ste Womanizer, Britney Spears est une habituée des clips vroum-vroum, d’autant que son unique essais cinématographique est un… road trip ( Crossroads). Dans Not Gonna Get Gus, les t.a.t.u. foncent à tombeau ouvert à travers la toundra au volant d'un énorme camion -citerne crachant les feux de l'Enfer lesbien (merci De La Montagne). Queen Latifah aussi se la régale en Mustang dans son clip de Fast Car.

 

 

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Je n'ai pas vu le film sur la droite, qui est un remake de la Coccinelle à Monte-Carlo avec Lindsay Lohan.

Qui pour me jeter l'opprobre? Vous? Vous?

 

 

 

Au cinéma, Charlie’s Angels met en scène son trio féminin à la manière d’un jeu vidéo (comme 99% des films d'action me direz-vous) les super-agents étant confrontées à une série ininterrompue d’épreuves sollicitant leur coopération, leur prise d’initiatives et leur solidarité dans l’effort – je parle comme un Curriculum Vitae, mais c’est ça. En d’autres termes, les situations de crises qu’elles rencontrent nécessitent qu’elles s’approprient des comportements et des pratiques confisqués par les hommes : sports extrêmes, sports de combat, usage d’explosifs et de véhicules motorisés. On se souvient de la course de F1 opposant Cameron Diaz à l'Effroyable Sac d’Os, mais on se souvient surtout de la sortie de scène mythique de Demi Moore, disparaissant à moitié nue dans sa Viper rouge : le girl power à son point d’incandescence virile suprême.

 

 

 


 

 

 

 

- Interlude -

 

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J'ai pas réussi à caser ces deux là. 

 

 

- Fin de l'interlude -

 

 

 

 

 

 

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3. Girl Power – Deuxième vague : la femme-augmentée

 

 

 

 

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Matrix - Wanted

Dark Angel - Doomsday

 

 

Si on prend Matrix et qu’on le dégraisse efficacement de tout son surplus adipo-philosique (de mes couilles), apparaît alors une certaine audace dans la représentation des normes de genres et de races. Le personnage de Trinity, super fighteuse BDSM pilotant tout et n’importe quoi, inaugure une nouvelle vague de personnages féminins puissants,  évoluant au sein des genres cyberpunk, biopunk et cybergoth. Mutantes (Dark Angel, Resident Evil, Ultraviolet) créatures virtuelles (Matrix, Tron Legacy) ou créatures nocturnes (Blade 2, Underworld), nombreuses sont ces héroïnes solitaires et maudites que l’on croise au volant d’hélicoptères, de moto ou de voitures de courses. On en a vu un récent exemple en la personne du Major Eden Sinclair, héroïne de l’actioner Doomsday, qui nous régale d’une course-poursuite old school entre une voiture de sport et un cortège de vieux tacots à pointes façon Mad Max. Si la filmo de Neil Marshall (The Descent, Centurion) confirme un certain soucis, très cameronien au demeurant, de donner du pouvoir cinégénique aux femmes, on ne peut pas en dire autant de toutes ces prods SF plus ou moins pourraves avec Mila Jovovitch, dont la profusion est imputable en premier lieu à la mainstreamisation de la culture geek (pétasse en cuir + zombies = des sous). On est très loin d'un radicalisme à la Buffy. 

 

 

 

 

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4. Tant qu'à faire: quelques pilotes de l’espace

 

 


James Cameron, spécialiste des « femmes augmentées », aime à mettre son un guidon entre les mains de ses personnages féminins : One Night dans Abyss, Michelle Rodriguez dans Avatar, et bien évidemment Aliens, où la fusion de Ripley avec son "robot de charge" procède d’une véritable iconisation de la femme augmentée, équipée, aux potentialités physiques démultipliées.


 

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Science-fiction politique mille fois commentée, Starship Troopers (1997) dépeint une société fasciste hyper militarisée dans laquelle les rapports de genre et de race ont été aplatis en vue d’une maximisation des effectifs militaires. Hommes et femmes de toutes races évoluent dans une mixité totale, des pratiques sportives jusqu’au champ de bataille (avec une forte analogie entre les deux) et jouissent d’une égalité des droits absolue… du moment où ils s’engagent dans l’armée. La culture dominante reste malgré tout l’hétérosexualité, fortement encouragée comme dans toute société expansionniste et violente qui se respecte. Le personnage de Carmen est pilote dans la flotte spatiale, un poste réservé aux élites intellectuelles, alors que son boy-friend Johnny est simple troufion. Les rapports de genre dans Starship Troopers sont parfaitement horizontaux :  personnages masculins et féminins partagent équitablement les positions de forces et de faiblesses, le film nous questionnant ainsi sur ce qui est désirable, en termes de divertissement comme en termes de société. Finesse inouïe du pamphlet politique, intelligence dévastatrice de la satire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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5. Cette voiture est le symbole de mon indépendance de Teen

 

 

 

Mettre une fille au volant d’une voiture est un procédé souvent utilisé pour créer une tension de genre et introduire un trouble, non sans humour. Il s’agit parfois de souligner le coté juvénile et inexpérimenté du héros en le dévirilisant. Au hasard : Néo/Trinity dans Matrix, Linguini/Colette dans Ratatouille, Martin Short/Meg Ryan dans l’Aventure Intérieure, et plus récemment Kick-Ass/Hit Girl.


 

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The Doom Generation - Twilight 2

Kick-Ass - Pretty In Pink

 

 

 

L’adolescente motorisée est une figure récurrente du teen movie : indépendante, originale, quand elle n’est pas marginale. Dans Twilight, Bella conduit une camionnette rouge qui exprime à la fois son isolement intérieur (elle ne s’en sert pas pour faire la tournée des grands ducs avec ses potes) et son désir d’échapper à un quotidien assommant. La mécanique reste un privilège masculin dont elle est dépendante et qui sert de prétexte scénaristique secondaire. La scène où elle dépose Jacob avec sa voiture est tout à la fois un ressort comique et une façon de mettre en scène la complexité de leur relation, amicale donc hautement abrasive.

Dans Pretty in Pink (1986), les relations entre les personnages se nouent toujours à la jonction intérieur/extérieur des trois hauts lieux du teen movie : le lycée, la maison parentale et la voiture. Andie possède la sienne, une extension rose bonbon de sa personnalité originale. Elle sert d’abord de lieu à une scène d’intimidation sexiste par le personnage de classe supérieure (le film traitant des rapports de classe). Comme dans Twilight, la scène où Andie ramène Ducky sert à illustrer la non réciprocité de leurs sentiments et la complexité de leur amitié. On retrouve la même scène dans American Pie, quand le personnage du capitaine de football tente de draguer maladroitement une étudiante de fac (étudiante en "féminisme post-moderne"!!).

Dans The Doom Generation (1995), c’est Amy qui conduit, et c’est sa caisse qui porte le road trip. Sa relation avec Jordan est anticonformiste et les termes genrés de séduction et de sexualité y sont inversés : Amy a le dessus sur Jordan, encore un pied dans l’adolescence. Une situation qui pose un trouble, propice à l’arrivée du troisième personnage.


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Il y aurait eu beaucoup à dire sur Brenda également. SFU forever!!! <3

 

 

Claire, la benjamine de Six feet Under, est indisociable du corbillard vert pomme qu’elle conduit. Véritable extension d’elle-même, en mode escargot (elle y dort, y baise, y fume) la voiture est le prolongement de sa personnalité toujours en marge (de sa famille, des autres jeunes), de sa précocité, de son independance. Duo emblématique de la série, ils ont très logiquement été choisi pour illustrer le final cœur-qui-bat/yeux-qui-mouillent/fuite-en-avant de  la série – final parfaitement ultime.

 

 

 

 

 

 

 

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6. " Sur ce, salut les filles, et meillleure route... "

(V. Despentes)

 

 

 

 

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Jackie Brown - Faster Pussycat, Kill! Kill!

Thelma et Louise - Kill Bill


 

Si beaucoup de films utilisent la conduite automobile pour ce qu'elle est à même de produire comme matières, lumières, scénarios, vitesses ou personnages, peu l'utilisent pour les questions féministes qu'elle noue. Death Proof et Thelma et Louise sont de ceux-là. En fait je vais avoir le plus grand mal à m'exprimer de façon raisonnée, comme à chaque fois qu'il s'agit de Tarantino, mais bref: il y a cette scène à la fin de Jackie Brown, c'est la dernière scène, Pam Grier se fait la malle en roulant sur Accross the 110th Jump Street. C'est la plus belle scène de Tarantino, celle qui bouleverse à chaque vision ; un moment charnière dans sa fllmo qui propulse ses oeuvres à une vitesse totalement autre. C'est aussi un tremplin pour Kill Bill et Death Proof, et une ligne tracée entre les styles, les époques, les luttes, qui canalise à leur maximum les énergies politiques contestataires propre à l'exploitation. Jusqu'à l'orgasme final de Death Proof, où cette énergie nous explose littéralement à la gueule. Il y aurait des tas de choses à dire sur Uma Thurman et son Pussy Wagon, ou Zoé Bell et sa Dodge Challenger, je referme donc ce guide non exhaustif et purement fun et vous invite à revoir ces magnifiques films.

 

 

 

 

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commentaires

Phil Siné 20/04/2012 09:57


oh, quel bel article ! et quel beau blog que je découvre...


pour "drive", je ne sais pas si la lecture est pertinente, perso je suis en plus anti voiture et j'ai adoré le film dans sa maîtrise formelle... mais que faire du versant plus "féminin" du héros,
sa façon de rester calme, doux, immensément sensuel... son approche du personnage féminin est d'ailleurs assez timide, loin des modèles de virilité habituel...


sinon, plein de belles pistes de réflexions et de belles évocations cinéphiles dans cet article, bravo !


il y a une photo de "faster pussycat" mais peut-etre aurait-il fallu en dire un petit mot ? les "filles" y défient un homme en voiture pour mieux l'humilier après, c'est beau... mais ce film est
assez paradoxal en matière "féministe" : il exacerbe aussi la vénalité de la femme en même temps qu'il montre des femmes autonomes et fortes, en ayant fini avec les hommes... ;)

Marguerin 14/06/2012 10:59



Merci beaucoup pour ce commentaire auquel je reponds très tardivement, mais GOD tellement tellement de chose à dire. J'ai un peu changé d'avis sur Drive depuis. Je pense que c'est un authentique
film lesbien. Aussi lesbien que Black Swan était gay. Des rapports hyper campy entre les persos, du chevaleresque kitsch, enfin tout ce que tu dis sur le perso principal est très vrai,
sensualité, ambiguité, c'est un personnage de Drag King en gros. Bref, j'aurai plein d'autres trucs à dire, par ailleurs j'ai feuilleté ton bog qui transpire la cinéphilie et que ça fait trop du
bien. Au plaisir de te relire, donc. merci d'avoir commenté!



meg 13/04/2012 20:52


Et les motos ça compte? :p Parce que là y aurait l'incontournable : lisbeth salander (dans le film suedo-danois hein!) Y a une scène dans le deuxieme film où elle "emprunte" la harley d'un mec,
et bah elle est carrément trop sexy 

Cha_Matou 03/02/2012 14:50


Et l'héroïne de Louise Wimmer, (2012) qui vit dans sa voiture te doit faire afce aux soucis mécaniques ?

chantier / politique

 

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